"La croix, les croix d'église et notre future croix sommitale" - Père Vincent Guibert

« Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout. » (Jn 13, 1). Jésus donne sa vie librement. Il est le Bon Pasteur qui nous ouvre le chemin de la vie par sa mort librement acceptée. « Je donne ma vie (…) Personne ne me l’enlève ; mais je la donne de moi-même » (Jn 10, 17.18). La croix est la manifestation dans le temps du libre engagement de Dieu pour l’humanité.

Il est évident que la croix ne plaît à personne. Elle ne plaît pas non plus à Jésus-Christ qui a Gethsémani a pu dire « Père, si cela est possible, éloigne de moi ce calice » avant de manifester son accord parfait de volonté « cependant non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ».  

La croix est scandaleuse, elle a un caractère macabre pour tout un chacun. La croix était le supplice humiliant par excellence, exposant le condamné nu au regard de tous, le corps meurtri, suffoquant et désespéré devant la perspective d’une mort lente et inexorable. C’était le supplice des esclaves et des révoltés. Un exemple à méditer pour tous ceux qui auraient voulu contester la puissance de Rome. C’est pourquoi dans les premiers temps de l’histoire de l’Église, la Croix n’a pas été utilisée comme symbole.

Il a fallu à l’Eglise quatre siècles de maturation et la fin de ce mode d’exécution avant que les artistes osent représenter le Christ en croix.         

Pour un Juif, la croix est au sens fort une pierre d’achoppement. Simon-Pierre le premier, heureux d’avoir professé sa foi s’est cru le devoir d’en éloigner le Messie : « Dieu t’en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t’arrivera point ! » (Mt 16, 22). Au Golgotha, les passants injurièrent le Christ crucifié en hochant la tête : « Sauve-toi toi-même, si tu es fils de Dieu, et descends de la croix » (Mt 27, 40).

Est-il raisonnable que le Fils de Dieu, Un de la Trinité soit crucifié ? Le langage de la croix peut-il nous être accessible ? Simon-Pierre, finalement illuminé par l’Esprit de Pentecôte, a su rendre raison de la croix : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié » (Ac 2, 36). Simon-Pierre comprend enfin que le Christ est mort et ressuscité selon les Ecritures. L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse pour entrer dans la Sagesse de la croix : c'est justement parce que Jésus est le Fils de Dieu qu’il est resté là, sur la croix, fidèle jusqu'à la fin au dessein d'amour du Père.

Et c'est justement pour cela que Dieu a « exalté» Jésus (Philippiens 2,9), en lui conférant une royauté universelle. 

Dans sa bienveillance, Dieu a choisi de révéler le mystère du salut à partir de ce que la raison considère comme « folie » et « scandale ». C’est ce que saint Paul revendique haut et fort. « Nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1 Co 1, 23). Scandale pour les Juifs parce qu'elle contrarie leur perception de Dieu tout puissant et du salut. Folie pour les païens parce qu'elle heurte la raison qui semble devoir se renier elle-même pour accepter cette sagesse.

Pourquoi un tel choix de Dieu, pourquoi fallait-il que le Christ souffrit ? La foi chrétienne, sous le Signe de la Croix, n’est pas séductrice. Elle ne rallie pas d’elle-même sous son ombre. Ensemble, nous voulons contempler le mystère de la croix qui est source de vie. Nous voulons entrer dans le langage du salut qui est un langage de l’amour. Alors, oui la question se pose : pourquoi la Croix a-t-elle été nécessaire? A cause de la gravité du mal qui nous tenait esclaves. La croix de Jésus exprime ces deux choses: toute la force négative du mal, et toute la douceur de la miséricorde de Dieu. La croix semblait déclarer la faillite de Jésus, mais en réalité, elle marque sa victoire. 

La croix du Christ a donc plusieurs sens : elle est le symbole de la haine et de la cruauté dont l’homme est capable, mais elle est bien plus le symbole de la douceur et du pardon du Christ. Par sa Passion, le Christ nous montre jusqu’où va l’amour de Dieu pour nous. La profondeur du mystère de la croix est manifestée dans l’expression de saint Paul : « Celui qui n’avait pas connu le péché, Dieu l’a fait péché pour nous » (2 Co 5, 21). Jésus-Christ sauve l’homme en l’accompagnant dans sa finitude, voire sa situation d’angoisse et sa mort. Dans son acte de mourir, il s’est substitué à l’homme, incapable d’aimer jusqu’au bout, afin que ce dernier soit recréé de l’intérieur même de l’amour. Jésus partage l’itinéraire, les épreuves et les espérances de son peuple. Nous comprenons alors que l'histoire de l'homme et l'histoire de Dieu se mêlent dans la croix.

Jésus sur la croix est « élevé » de terre comme le serpent de bronze au désert, « afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle ». Jésus est élevé sur la Croix, pour que celui qui est en danger de mort à cause du péché, en se tournant avec foi vers lui, qui est mort pour nous, soit sauvé. Alors que le serpent de bronze procurait une guérison physique, adorer le Christ procure une guérison spirituelle et ouvre les portes de la vie éternelle. C’est sur la Croix que Jésus manifeste pleinement l’étendue de l’amour du Père pour l’humanité :

« La croix est comme un toucher de l’amour éternel sur les blessures les plus douloureuses de l’existence terrestre de l’homme » écrivait Jean-Paul II dans son encyclique sur la Miséricorde.

Je comprends ainsi que le sacrifice pascal est bien davantage qu’une réponse divine dictée par la désobéissance de la créature. Le Fils crucifié révèle le Cœur de l’amour paternel à la création de l’homme. La croix est comme le reflet de l’éternel dialogue d’amour entre le Père et le Fils, dialogue dans lequel les hommes sont contenus et sauvés. Le Christ en sa Pâque manifeste cet amour plus fort que la mort et rend de nouveau l’homme capable d’accueillir la grâce de l’adoption filiale. Le Fils prend sur lui le péché afin que l’homme soit totalement renouvelé – créé à nouveau – dans l’amour. Dans cet échange mystérieux, il permet à la vocation de l’homme de se réaliser : être fils dans le Fils.         

Le cœur de l’homme est pétri du désir de voir Dieu (cf. Summa Theologica, 1,2,q.3,a.8). A la question la plus importante qu’un être humain puisse poser : «  Qui est Dieu ? », le chrétien répond : « regarde le crucifix et tu verras Dieu ».

Il est significatif que dans la grotte de Massabielle, lors de sa première apparition à Bernadette Soubirous, la Vierge immaculée ait commencé cette rencontre par le signe de la croix.

Plus qu’un simple geste, c’est une initiation aux mystères de la foi que Bernadette reçoit de Marie. Le signe de la croix est en quelque sorte la synthèse de notre foi. La croix de Jésus est notre seule espérance ! Voilà pourquoi nous, chrétiens, nous bénissons par le signe de croix : la croix de Jésus est le signe de l'immense amour de Dieu, un signe de notre salut et chemin vers la Résurrection. Voilà notre espérance.            

Quand j’entre dans une église et que je vois un crucifix, c’est déjà une parole d’amour que Dieu m’adresse. A Notre-Dame de l’Arche d’Alliance, nous avons beaucoup de chance car vous avez devant vous une croix lumineuse qui nous dit très concrètement que Dieu veut nous permettre de passer des ténèbres à la lumière, du péché à la grâce, de la haine à l’amour, de l’incrédulité à la foi, du découragement à l’espérance, de la mort à la vie. Cette Lumière veut redonner à notre monde une vie nouvelle ; cette Lumière de la croix manifeste qu’il existe une autre force, une force de vie qui unit au lieu de diviser, apaise au lieu d’angoisser, guérit au lieu de blesser.

           

De nos jours, nombreux sont ceux qui ressentent une sorte de pessimisme : le monde est pourri... les médias désinforment, les hommes politiques ne sont pas sincères, les prêtres ne sont pas meilleurs, les sportifs trichent et les terroristes terrorisent… Bref c’est le désenchantement général !

il n’y a rien à y faire : violences, égoïsmes collectifs, fraudes gigantesques. L’humanité semble encore malade et sous l’emprise des forces du mal et de la mort : guerres, destruction, attentats, violence. La croix provoque un certain nombre de questions concrètes et existentielles : quel est le rapport de la croix à la peine, au travail et à la souffrance des hommes ? Quelle lumière jette-t-elle sur la brutalité de la mort dans une société qui fait tout pour masquer la réalité de la mort ? Finalement, que signifie pour nos contemporains le fait « d’être sauvé » ? La croix est à jamais plantée au cœur de l’histoire humaine.

Finalement, le scandale et la folie de la croix sont d’abord pour nous. Mes croix, petites et grandes pèsent tant parfois que j’ai du mal à croire à cette « Parole d’amour » déroutante. Comprendre que nos croix sont le lieu où nous pouvons nous laisser toucher par l’amour infini de Dieu, et où nous sommes invités à lui répondre par un acte d’offrande et d’abandon entre ses mains, demande une vraie conversion. Cela ne peut être qu’un fruit du don de l’Esprit qui nous unit au Crucifié.

Au cœur de la souffrance, le Christ est mystérieusement présent et il nous montre le chemin de la gloire, de la lumière, dans la plénitude de l’amour. Contempler dans la foi Jésus en croix nous met déjà sur ce chemin.

Il nous faut réussir à comprendre et à faire comprendre que depuis que le Christ a rempli d’amour sa croix et l’a illuminée de vie, la douleur et toutes les absurdités de notre aventure humaine prennent sens : nous les partageons avec Lui pour renaître avec Lui à une vie nouvelle. La croix, plantée pour toujours dans le cœur et dans la vie de chacun de nous, devient ainsi un arbre de vie d’où jaillissent l’énergie divine et la grâce qui sanctifie. Grâce à son Fils et à l’Esprit Saint, le Père veut redonner à notre monde une vie nouvelle, nous permettre de passer des ténèbres à la lumière, du péché à la grâce, de la haine à l’amour, de l’incrédulité à la foi, du découragement à l’espérance, de la mort à la vie. Il existe une autre force, une force de vie qui unit au lieu de diviser, apaise au lieu d’angoisser, guérit au lieu de blesser. Croire dans le Fils crucifié signifie donc croire que l’amour est présent dans le monde, et que cet amour est plus puissant que les maux de toutes sortes dans lesquels l’homme, l’humanité et le monde sont plongés. Croire en un tel amour signifie croire dans la miséricorde.

Ne nous laissons pas abattre par la morosité ambiante reprenons la devise de saint Bruno et des Chartreux : « la Croix est fixe, tandis que le monde tourne ». Le monde tourne, transformé par la croix.

Le prix de chaque homme est révélé par le Fils crucifié. Tel est le sommet anthropologique de la révélation chrétienne. « Dans le mystère de la Rédemption, l’homme se trouve de nouveau ‘confirmé’ et il est en quelque sorte créé de nouveau. Il est vraiment créé de nouveau ! » (Jean-Paul II, Redemptor Hominis 10). L’autre versant du mystère de cette renaissance manifeste le travail que l’homme doit faire pour se retrouver lui-même. « Dieu nous a créés sans nous, il n’a pas voulu nous sauver sans nous »[1]. Le Christ n’a pas voulu nous sauver sans nous, car selon l’expression de Saint Grégoire de Nazianze, il n’a pas voulu que le salut nous violente, mais nous persuade. C’est une invitation qui jaillit de la croix. La liberté véritable consiste à « écouter » la croix sans présumer de ce qu’elle a à nous dire. « Ce que la Croix nous demande aujourd’hui, c’est une conversion qui nous livre inconditionnellement à son emprise, sans caution de sécurité »[2]. La conversion chrétienne n’est pas une ascèse spirituelle de plus, ni une simple droiture de vie.

Elle est appel à passer tout entier par la croix, à poser des actes humains en conformité à la croix du Christ.

En effet, dans la Pâque du Christ, tout est accompli. Le mystère de Dieu est livré, déposé, communiqué, pour la vie des hommes. Pourtant, force est de constater que la Résurrection d’entre les morts du Fils unique ne sauve pas l’humanité des difficultés, de la souffrance et des pleurs, de la maladie et du deuil. Non, le Christ restaure en l’homme sa liberté, qui est le don le plus précieux fait lors de la création.

La liberté à laquelle le Christ appelle est une libération de la loi du péché et de la mort (cf Rm 8, 2). 
Le salut n’est pas donné d’une manière mécanique ou morale, mais par la foi et l’apprentissage de la liberté dans des conditions 
de vie tourmentées. « Dieu n’a pas voulu opérer le sauvetage de l’humanité, comme d’une épave : Il a voulu susciter en elle une vie, 
sa propre Vie »[3]. L’Eglise est bien plus qu’une institution, mais une Vie qui se communique.       

Les versets de saint Paul aux Galates : « Je suis crucifié avec le Christ ; et ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 18-19) disent de manière expressive jusqu’où peut aller l’union au Christ.

Ils invitent également à recueillir avec le plus grand soin le témoignage des saints et des mystiques pour entrer dans une intelligibilité du mystère du salut.

Au numéro 27 de sa lettre apostolique Au début du nouveau millénaire, le pape Jean-Paul II se fait ainsi l’interprète des mystiques qui ont connus la « nuit obscure ». Il écrit :

« Bien souvent, les saints ont vécu quelque chose de semblable à l’expérience de Jésus sur la Croix, dans un mélange paradoxal de béatitude et de douleur. Dans le Dialogue de la Divine Providence [n°78], Dieu le Père montre à Catherine de Sienne que dans les âmes saintes peuvent être présentes à la fois la joie et la souffrance : ‘Et l’âme est bienheureuse et souffrante : souffrante pour les péchés du prochain, bienheureuse par l’union et l’affection de la charité qu’elle a reçue en elle. Ceux-là imitent l’Agneau immaculé, mon Fils unique, lequel sur la Croix était bienheureux et souffrant’.

Saint Jean Eudes dit magnifiquement que le Christ veut accomplir ses mystères en nous : « Nous devons continuer et accomplir en nous les états et mystères de Jésus, et le prier souvent qu’il les consomme et accomplisse en nous et en toute son Église (...).

Car le Fils de Dieu a dessein de mettre une participation, et de faire comme une extension et continuation de ses mystères en nous et en toute son Église, par les grâces qu’il veut nous communiquer, et par les effets qu’il veut opérer en nous par ces mystères. Et par ce moyen il veut les accomplir en nous. »[4]

« Être chrétien, c’est être pour les autres. Il ne pourra nier qu’à maint point de vue, c’est là un fardeau, mais à coup sûr un fardeau sacré, un service qui vaut pour l’ensemble de l’humanité. Être chrétien, c’est être appelé à la générosité, à la magnanimité propre à l’homme, et comme Simon de Cyrène supportait la croix de Jésus-Christ, qui domine l’histoire du monde, c’est être prêt à prendre sur soi le fardeau de toute l’histoire et servir ainsi la vie véritable »[5].

Et quand nous réfléchissons à la croix, nous pensons avec émotion à nos si nombreux frères et sœurs qui sont persécutés et tués à cause de leur foi en Jésus-Christ. C'est ce qui arrive en particulier là où la liberté religieuse n'est pas encore garantie ou pleinement réalisée. Mais cela arrive même dans des pays et des milieux qui, en principe, protègent la liberté et les droits humains, mais où concrètement, les croyants, et  les chrétiens en particulier, rencontrent des restrictions et des discriminations.

C'est pourquoi, aujourd'hui, nous nous souvenons d'eux et nous prions spécialement pour eux.

Je laisse maintenant la parole à Sylvie Bethmont qui va développer en quelques diapos la place de la croix depuis les débuts des édifices chrétiens, jusqu'aux images d'actualité nous montrant les destruction d'églises, croix à terre et aussi le redressement des croix quand les choses deviennent plus propices. Une manière de nous faire comprendre que la croix continue d’accompagner la vie de l’Église.

 


[1] S. Augustin, Sermon 169, 11, 13.

[2] S. Breton, Le Verbe et la Croix, Paris, 1981, 110.

[3] H. de Lubac, Catholicisme, les aspects sociaux du dogme, Paris, 1938, 19837, 187.

[4] S. Jean Eudes, Le royaume de Jésus, 3, 4 : Œuvres complètes, v. 1 [Vannes 1905] p. 310-311) ; cité d’après CEC 521.

[5] J. Ratzinger, article « substitution » in Encyclopédie de la foi, tome IV, Paris, Cerf, 1967, p. 275-276.

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Fin de la conférence sur la croix du Christ, les croix d’église et notre future croix sommitale...

 

Les interventions de Sylvie Bethmont et d’Architecture Studio nous ont permis de comprendre que notre future croix sommitale sera un symbole très fort de la présence du Christ dans notre quartier. Elle s’inscrit également dans l’histoire de l’Église.

Pour comprendre l’importance du moment décisif, « du kaïros », que la paroisse vit aujourd’hui, reprenons l’image de la fusée.

D’abord, il y eut le « pas de tir » : les paroissiens de la première heure se souviennent encore du chantier initial et des messes célébrées au sous-sol : ce fut le temps de l’église naissante.

Le premier étage de la fusée fut mis en place avec l’édification complète de notre église puis la pose des vitraux. Alors, notre communauté paroissiale put être vraiment constituée.

L’année 2008 fut le temps de la construction du deuxième étage de la fusée, avec l’achat des locaux du 47 rue de la Procession, qui nous ouvrit dès lors une nouvelle porte sur l’extérieur et soutint notre élan pastoral.

Aujourd’hui nous vous proposons de participer au troisième étage de la fusée : la construction de la croix sommitale.

Notre projet est très clair : il s’agit de mettre la croix au cœur des rues et des places de notre quartier. Nous avons déjà une belle croix lumineuse à l’intérieur de l’église.

1998-2018 : 20 ans, c’est l’âge d’une maturité assumée et responsable. Cette croix qui éclaire notre vie chrétienne, nous voulons qu’elle soit élevée au dessus du clocher, visible de jour et éclairée en début de nuit, afin que tous les passants puissent en recevoir l’appel et la bénédiction. Notre projet est donc bien que notre croix lumineuse dont nous sommes légitimement fiers, puisse rayonner à l’extérieur et interpeller chacun par sa puissance et sa paix.

Notre époque doit faire face à de nouveaux défis ; le principe de laïcité de l’État est parfois mal interprété et tombe dans un laïcisme de mauvais aloi. Notre quartier évolue : de nouveaux immeubles sont construits, des familles éloignées de la foi catholique nous rejoignent. Notre responsabilité de catholiques engagés dans la cité est de proclamer la miséricorde et le salut que Jésus-Christ procure. N’ayons pas peur de notre foi et soyons fiers de la croix de notre Sauveur.

Dans quelques semaines nous lancerons la souscription pour la croix sommitale. Vous l’avez compris : participer financièrement à ce projet est pour chacun un appel à participer à l’évangélisation dans notre quartier. Toutes les offrandes même les plus modestes, contribueront à ériger cette croix, pour permettre au Christ de porter sa voix et diffuser sa lumière auprès de ceux qui n’ont pas encore la chance de Le connaître.

Un beau message d’espérance serait de recevoir assez rapidement quelques dons significatifs pour lancer ce si beau projet. Je vous remercie donc d’en parler autour de vous, à vos amis et aux membres de vos familles afin que ce projet missionnaire puisse voir le jour.

Le pape François nous invite à aller à la périphérie. Par votre don en faveur d’une nouvelle croix lumineuse dans Paris, vous permettrez au Christ Lumière des hommes de communiquer sa joie, sa paix et son espérance à ceux qui passeront dans les rues avoisinantes. La croix est par excellence le symbole de l’Alliance entre Dieu et son peuple et notre paroisse Notre-Dame Arche d’Alliance se devait de manifester clairement que cette Alliance est promise à chacun.

Puissiez-vous, à partir de maintenant, devenir des témoins du rayonnement de la croix et partager la joie de vous associer à cette nouvelle étape de notre paroisse.