Onction des malades

C’est l’un des sept sacrements du Nouveau Testament, institué par le Christ. Au long de sa vie terrestre, Jésus a toujours manifesté une prédilection pour les malades : « Parcourant la Galilée, il enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. » (Mt 4, 23). Face à ces malades que nous montre l’Évangile : sourds, lépreux, paralytiques... Jésus est préoccupé, non d’expliquer la maladie mais de manifester l’oeuvre de Dieu ; et ses gestes expriment la liberté et l’amour de Dieu. Les gestes d’amour prennent place dans la mission de Jésus qui font de lui le serviteur souffrant, portant sur lui le poids du mal. En guérissant certains malades, Jésus fait donc apparaître la compassion de Dieu pour les hommes qui souffrent. Lorsqu’il retourne près du Père, il ne les abandonne pas. Il les confie à la communauté des croyants, pour qu’elle en prenne soin et, par elle, il vient à eux dans les sacrements de l’eucharistie et de la Réconciliation. À ceux qui sont atteints d’une maladie grave, il offre le sacrement du réconfort, celui de l’onction des malades. « En mon nom... ils imposent les mains à des malades et ceux-ci seront guéris. » (Mc l6, 18).

L’Église, aujourd’hui, manifeste effectivement cette attention. Ainsi dans la Constitution apostolique, le Pape Paul VI, en 1974, rappelle que « l’onction des malades notre Seigneur, suggéré dans l’Évangile de Marc (Mc 6, 13), recommandé aux fidèles et promulgué par l’apôtre Jacques : « Si l’un de vous est malade, qu’il appelle ceux qui exercent dans l’Église la fonction d’anciens ; ils prieront pour lui, après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade ; le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. » (Jc 5, 14 15).

Pourquoi ce sacrement ? Pour un réconfort dans la souffrance ; pour un soutien dans l’épreuve ; pour recevoir la Paix du Seigneur ressuscité ; pour demander la guérison que Dieu peut donner (peut-être autre que celle qui est attendue !). L’onction des malades est, comme tout sacrement, rencontre du Seigneur, mort comme nous pour que nous ressuscitions comme lui.

Ȧ tout moment un baptisé confronté à la maladie ou à la vieillesse peut recevoir l'onction des malades, au cours d’une célébration individuelle ou communautaire.
Se faire connaître à un membre de l’équipe d’accueil. La célébration communautaire est annoncée dans la feuille paroissiale.

Père Vincent Guibert – cure.ndaa@free.fr