Éditorial

Soumis par agnes.desoras le sam, 09/23/2017 - 14:13

Dimanche 24 septembre 2017

L’urgence de répondre à l’appel...

 

vgAlors qu’en France les discussions se poursuivent autour de la « loi travail », la liturgie nous présente un évangile étonnant, celui des « ouvriers de la dernière heure ». Nous connaissons la contestation sociale provoquée par leur rétribution avantageuse. Quels enseignements pouvons-nous tirer ?

La parabole parle tout d’abord d’un maître d’un domaine qui sans relâche parcourt les places, même à l’heure la plus chaude de la journée, pour ne laisser personne inactif. Nul n’est traité de fainéant et chacun peut trouver sa place.

Répondre à l’appel est déjà la première récompense : pouvoir travailler dans la vigne du Seigneur, collaborer à son œuvre est déjà en soi un prix inestimable, qui récompense de tout effort. Les ouvriers de la dernière heure n’ont pas beaucoup travaillé, mais ils ont fait l’essentiel : répondre au Seigneur. L’apparente injustice est en réalité une plus généreuse justice. En effet le Maître donne à tout le monde ce qu’il a promis.

La rétribution d’un denier est un prétexte. En fait, personne ne peut prétendre « mériter » le Royaume. La grâce de Dieu nous devance toujours, sans mesure ni proportion avec notre travail. Comme l’affirme saint Augustin, « quand il s'agira de recevoir la récompense, nous serons tous à égalité, les premiers comme s'ils étaient les derniers, et les derniers comme s'ils étaient les premiers. Puisque aussi bien la pièce d'argent de la parabole est la vie éternelle, sa possession sera aussi la même pour tous ».

Je formule le vœu que nous répondions tous cette année à l’appel du Seigneur et que nous trouvions notre place dans l’Église, en particulier notre communauté paroissiale. Il y a tant d’équipes à renouveler, tant de solidarité à témoigner, tant d’initiatives missionnaires à mettre en œuvre ! Alors n’ayons pas peur de répondre à l’appel : « le Christ ne nous prend rien mais il donne tout ». (Benoît XVI)

+ Père Vincent Guibert