Éditorial

Soumis par agnes.desoras le dim, 04/02/2017 - 17:00

 Dimanche 30 avril 2017
Dimanche 7 mai 2017

Entrer dans l'espérance

.« Nous, nous espérions » : au matin de Pâques, au matin de la grande espérance, voilà comment les disciples d’Emmaüs expriment leur dépit à l’inconnu rencontré sur la route ! Ces années passées avec Jésus les avaient fait espérer, et sa mort semble avoir réduit à néant leur espérance.

« Nous, nous espérions » : voilà bien aussi une expression du dépit de notre société, à  peine sortie de l’illusion des grandes idéologies du 19ème et du 20ème siècles et qui se trouve confrontée au chômage et à la violence des attentats. La qualité de la campagne électorale des présidentielles 2017  n’a pas rassuré et laisse de nombreuses personnes insatisfaites.

Le drame des disciples d’Emmaüs et notre drame, c’est que l’espérance chrétienne ne se situe pas dans une simple continuité avec nos espérances humaines. La véritable espérance naît de Pâques et oriente l’homme vers un avenir à la fois certain et qu’il ne peut se donner à lui-même : la vie éternelle. Jésus-Christ est ressuscité d’entre les morts et se présente à l’homme comme l’aboutissement de sa quête. Les six adultes et les dix enfants et jeunes nouvellement baptisés de notre paroisse en sont les témoins.

Tel est l’enjeu du temps pascal : accueillir l’espérance que Jésus ressuscité donne au monde. Même en temps pascal, il y a donc bien une conversion à opérer pour mettre sa foi et son espérance dans le Ressuscité qui répond aux attentes les plus intimes des hommes. « Ô beauté si nouvelle et si ancienne, bien tard je t’ai aimée » s’exclame saint Augustin. En sa personne, le Christ apporte toute Nouveauté et cette Nouveauté vient renouveler et vivifier l’homme.

+ P. Vincent Guibert